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Table ronde "Réseau routier et transports collectifs" : Tout ça pour ça !

mercredi 12 janvier 2011

La table ronde se voulait innovante dans sa configuration pour tirer les enseignements d’un retour d’expériences sur la crise des intempéries.
Or, à cette table ronde n’ont pas participé les organisations syndicales représentatives des salariés malgré la demande de la CGT auprès de la ministre dès le 4 janvier ; demande réitérée le 5 janvier à son Cabinet.
Les syndicats ont été exclus des discussions aux cotés des acteurs publics, des gestionnaires d’infrastructures, des opérateurs et des représentants du patronat du transport. C’est scandaleux !

Les salariés sont aussi des acteurs incontournables pour procéder à l’examen complet d’une situation globale qui a affecté le système de transport, son organisation et son fonctionnement tous modes : route, aéroport, transports collectifs….

En leur absence pour faire un diagnostic partagé et débattre des propositions, la table ronde « Réseau routier et transports collectifs » est discréditée et ce ne sont pas les 10 mesures préconisées pour améliorer l’organisation des transports terrestres qui changeront la réalité de la carence des pouvoirs publics et des difficultés rencontrées par les usagers.

Les 10 mesures retenues concernent l’information des usagers de la route, la circulation des bus et l’engagement de concertation avec les fédérations de transporteurs, ainsi que quelques mesures relatives à l’identification de zones à risques pour les poids lourds et le renforcement de quelques moyens matériels pour le fonctionnement des équipements de gestion du trafic routier (GPS,…)…. La seule mesure sans doute de portée concrète concerne le stock de sel pour le réseau routier national qui couvre en moyenne 20 jours d’intempéries en début de saison ; ce stock devra désormais être sécurisé de façon à garantir durant tout l’hiver une autonomie minimale de 8 jours d’intempéries.

En revanche, aucune remise en cause de l’organisation et des conditions de travail des agents, ni de leurs moyens disponibles dans les services de l’Etat alors même que ces intempéries ont révélé la fragilisation des organisations et des capacités d’interventions et de gestion des situations de crise.

Disons-le clairement, le désengagement (missions, budgétaire) de l’Etat conjugué aux réductions massives des emplois engendre de forte dégradation des capacités et de la qualité de travail au détriment de la satisfaction des besoins de la population.

Seule la mobilisation et la reconquête des services publics de l’équipement, de l’environnement, des transports sont en capacité de garantir la continuité et la meilleure gestion des aléas climatiques de l’hiver et celles qui ont lieu toute l’année.

Cette table ronde n’est qu’un affichage et ne peut masquer aux populations les conséquences des privatisations en cours dans le secteur, du désengagement de l’Etat et de la casse des entreprises publiques et du secteur public.

Un vrai débat public sur ces enjeux reste d’actualité, cette table ronde n’est qu’un fusible !

La CGT exige l’ouverture d’un dialogue social au sein du ministère pour apporter des réponses aux problèmes de fond posés par ces intempéries qui ont semé « la pagaille ».

Montreuil, le 11 janvier 2011.

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