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Stop à la casse de la DIR Sud-Ouest

jeudi 27 janvier 2011

Depuis la création des DIR, l’Union Fédérale CGT DIR Sud-Ouest revendique un atelier de maintenance et de réparation des matériels dans chaque district avec le personnel qualifié correspondant (Ouvriers de Parcs et Ateliers).

L’administration s’obstine à ne pas vouloir regarder la réalité en face et préfère appliquer « la politique de l’autruche », mais aujourd’hui la direction est rattrapée par les problèmes de terrain.

Les chefs de services sont cantonnés sur des tâches technocratiques (tableaux de bords), en décalage complet avec les missions des agents.

En effet, comme nous l’avions annoncé, faute de moyens et de réactivité certains CEI sont obligés de fonctionner en mode « dégradé ».

Concernant le CEI de Toulouse, à défaut de véhicule en état de fonctionnement, le patrouillage (2 X 8) et les nuits sont supprimés depuis le 25 janvier ; il en est de même pour les cartes de carburant 2011 dont un grand nombre n’est pas parvenu dans les
districts.

Les causes de ses dysfonctionnements graves sont que conformément à la logique et aux orientations de la RGPP les ministères s’orientent vers des marchés nationaux ou locaux avec des
sociétés privées, notamment pour toutes les missions relevant des fonctions supports.

Mais pour la CGT, la maintenance du matériel est une mission qui fait partie intégrante de l’exploitation et de l’entretien routier. Les faits lui donnent raison puisque la disparition du Parc routier en tant que service intégré s’avère catastrophique, et va jusqu’à nous couvrir de ridicule devant les usagers, sans oublier que c’est leur sécurité qui est en jeu.

La RGPP ce n’est pas que des mots et des discours, c’est avant tout un outil et des décisions concrètes de liquidation du service public. Les personnels de la DIR Sud-Ouest le vérifient tous les jours !

Dans le choix de privilégier les sociétés privées, nous avons l’exemple du marché pour l’entretien et la maintenance de la flotte de véhicules (PL, fourgons, VL, engins de déneigement, etc.) qui a été donné à une multinationale américaine dénommée AON France, dont la trésorerie est en partie alimentée par des fonds de pension.

En clair, l’État français alimente déjà des fonds de pension avec
l’argent des contribuables ! Une preuve de plus que la réforme des retraites est avant tout faite pour eux et les assurances privées, dont d’ailleurs le frère de Sarkozy est un des plus grands patrons !! Il
n’y a pas qu’en Tunisie que le budget de l’État est une affaire de famille....

Nous ne pouvons aussi faire qu’un constat d’échec concernant le marché des Équipements de Protection Individuelle (EPI) pour lequel les agents attendent toujours la dotation complète 2010.
Dans les services d’ingénierie routière (SIR), on affiche un peu moins de 800 millions d’euros pour le programme de modernisation des itinéraires routiers (PDMI) mais le manque d’effectifs croissant
mettra l’administration dans l’obligation d’externaliser certaines missions.

Le document support du ministère intitulé « Perspectives RH 2013 » prévoit la suppression de 210 ETP sur cette
mission dont 14 à la DIR Sud-Ouest (9,5 pour le seul SIR de Toulouse). Le document avance également la possibilité de fermeture de SIR.
On assiste aussi à une volonté de privatisation du réseau routier national.

A la DIR Sud-Ouest plusieurs routes nationales sont concernées avec des projets plus ou moins avancés :

  • RN 126 (Castres-Toulouse) pour laquelle l’enquête publique est lancée (coût du trajet domicile-travail : 15€ par jour soit 3000€ par an),
  • RN20 et RN21 pour lesquelles des réflexions sont en cours.

Cette logique de marché est appliquée dans tous les domaines, même pour les ressources humaines pour lesquelles le ministère a choisi un groupe privé (mc²i) chargé de l’assister pour la mise en oeuvre de REHUCIT (logiciel unique pour la gestion de l’ensemble des fonctionnalités RH des agents du ministère).

A la DIR Sud-Ouest, grâce à cet outil, soit disant très fiable, 250 agents ont leur déroulement de carrière bloqué et l’État leur doit des sommes d’argent importantes.
La CGT appelle l’ensemble des agents de tous les services (STRU, districts, CEI, PA, CIGT, SIR, SPT, PEM, SG, MQ, ESE) et de toute catégorie à se mobiliser pour faire obstacle à cette casse
programmée du service qui ne doit pas être vécue comme une fatalité.

Ensemble défendons nos missions, nos carrières et le service public
« Créer, s’est résister et résister c’est créer – Stéphane HESSEL »