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Transfert des parcs : Travaux d’exploitation particulièrement menacés.

jeudi 5 mai 2011

L’étude réalisée ( cf circulaire spécial transfert des parcs) laisse apparaitre que les missions d’exploitation semblent plus menacées que celles de l’atelier. Certains conseils généraux mettent en avant la concurrence directe avec les entreprises privées locales.

Concernant les travaux d’exploitations dans les parcs, on se doit de rappeler qu’à l’origine les parcs n’avaient pas de mission d’exploitation et d’entretien de la route. A l’époque, cette activité a été créée pour faire face à un manque criant d’entreprises du privé et force est de constater que l’on s’est aperçu de son déploiement.
Néanmoins on est passé de travaux de construction de la route à une mission de sécurité routière. La pose de glissières de sécurité, la signalisation horizontale mais aussi viabilité hivernale constituent l’ensemble des activités principales pour les ouvriers des parcs et ateliers de l’exploitation.

Parallèlement, les fabricants de matériel de travaux publics ont souvent pris appui sur les travaux d’exploitation des parcs pour expérimenter leurs nouveaux matériels comme le fauchage rapide ,la peinture thermo-plastique, le point à temps automatique etc..

Dans tous les cas, l’outil parc n’est ni une entreprise ni un centre d’entretien ; c’est un compromis entre les deux. Ce n’est donc pas un concurrent aux entreprises privées sachant qu’en 2005 il ne représentait que 4% des travaux publics dans un département.

Les Parcs transférés dans les collectivités restent des outils de service public, Il faut les défendre !

Parce qu’ils répondent aux missions de service public et qu’au-delà, ils sont doté de gros engins, les parcs transférés sont aussi un rempart aux urgences et aux catastrophes dans le cadre de la protection des populations.

Remise en cause des missions et des organisations de travail,

Les OPA transférés dans la plupart des départements ne représentent pas plus de 2 ou 3% des personnels de la collectivité voire moins. Les collectivités à terme vont avoir tendance à rechercher une seule organisation de travail pour l’ensemble de leur personnel.

Ceci risque d’avoir une conséquence sur les missions, les horaires de travail, les règles de congés, de RTT….
L’organisation de travail dans les Parcs avait été définie en raison des missions particulières, du travail en équipe, des contraintes estivales et hivernales….

En cherchant à caler coute que coute l’organisation de travail du parc sur celle des autres services de la collectivité, le conseil général risque de déstabiliser l’organisation du parc et de mettre en péril les missions

Les heures supplémentaires un problème récurant.

Le problème des heures supplémentaires est mis en évidence puisque déjà plus d’un tiers des départements transférés rencontrent des difficultés.

Quelques précisions :
Les heures supplémentaires effectuées par les OPA MADSLD doivent être rémunérées au taux prévu par les règles statutaires des OPA (HS1= 1,37 HS2= 1,64 HS3=2,19)

Les récupérations doivent s’effectuer au prorata des HS effectuées.

Pour faire face à la baisse des effectifs imposée depuis de nombreuses années et pour continuer à exercer nos missions, le recours aux heures supplémentaires s’est avéré nécessaire.

Pour des raisons financières, certains départements stoppent les HS ou obligent à les récupérer. Ce n’est pas sans conséquence et cela se traduit par l’abandon de missions et vers une externalisation des taches vers le secteur privé.

Le maintien des missions de service public exercé par des agents publics doit être notre priorité,

Les collectivités doivent mettre les moyens, les effectifs
pour ne pas désorganiser les Parcs !

Frais de déplacements- repas

Le conseil Général des Yvelines débouté par le Conseil d’Etat !
Dans un certain nombre de départements, après délibération, des élus du conseil général remettent en cause le caractère forfaitaire du remboursement des frais supplémentaires de l’indemnité de repas (15,25 €).

Dans le département des Yvelines, par une délibération du 24 octobre 2008, le conseil général décide du principe du remboursement des frais de repas aux frais réellement engagés par les agents.

Le syndicat CGT a porté l’affaire devant le tribunal administratif de Versailles.
L’assemblée délibérante de la collectivité a comme prérogative de fixer le barème du taux de remboursement forfaitaire dans la limite du taux maximal prévu à l’article 7 du décret du 3 juillet 2006 (15,25€ pour un repas).

Ils peuvent cependant fixer des règles dérogatoires aux taux des indemnités de mission et de stage forfaitaires en appliquant les remboursements aux frais réels mais seulement pour une durée limitée lorsque l’intérêt du service l’exige et pour tenir compte de situations particulières.
En aucun cas cette dérogation ne peut devenir définitive !

C’est donc l’arrêté interministériel qui s’applique aux trois versants de la fonction publique.

L’instauration par le conseil général des Yvelines du remboursement des frais réellement engagés introduit une dérogation permanente et illimitée au principe du remboursement forfaitaire. C’est pour cette raison que leur délibération a été jugée illégale et annulée par le tribunal administratif de Versailles.

Le conseil général des Yvelines a été également débouté en cour d’appel le 21 janvier 2010 et en conseil d’Etat le 11 octobre 2010.
Les décisions du conseil d’Etat faisant jurisprudence, toutes les délibérations des conseils généraux remettant en cause l’indemnité forfaitaire sont donc illégales.
Elles ne pourront donc être appliquées aux agents des collectivités.

Partout où les conseils généraux remettent cause les frais de repas souvent en les remplaçant pas des tickets restaurants ou appliquent leur propre taux de remboursement des nuitées
Il faut opposer ce jugement en conseil d’Etat,
Exiger le remboursement réglementaire forfaitaire du repas à 15,25€ et de la nuitée à 60€.

La libre administration ne dispense pas les collectivités de respecter la loi !